Concert symphonique partagé avec le NAO à la Louvière d'Epinal
Dimanche 3 décembre 2023 · 17 h 00 · Auditorium de la Louvière, Epinal
Programme
- 01 Woldemar Bargiel Adagio pour violoncelle et orchestre
- 02 Edvard Grieg Suites n°1 et 2
- 03 Florence Price Symphonie n°1 en mi mineur
Note de programme
Le New Art Orchestra est un orchestre associatif né en 2021 qui a pour but de proposer lors de concerts des œuvres variées et de permettre à des musiciens amateurs et professionnels de jouer ensemble avec exigence et partage.
Il est l’initiative d’un groupe de 8 amis que la musique a réunis il y a plusieurs années de cela. Parmi eux, un jeune chef d’orchestre et deux compositeurs. Une idée a alors germé : créer un orchestre symphonique qui permettrait à chacun de pratiquer son art, mais pas seulement. En effet, ils souhaitaient que l’orchestre soit porteur de valeurs qui leur tenaient à cœur.
Le projet « Histoire(s) au féminin » a vu le jour en 2022 avec un premier concert. La thématique de la place des femmes dans la musique notamment orchestrale est vaste, c’est pourquoi nous avons décidé de reconduire ce projet cette année, afin de mettre en lumière une nouvelle œuvre d’une compositrice afro-américaine.
SYMPHONIE N°1 EN MI MINEUR DE FLORENCE PRICE
Florence Price est une femme d’origine afro-américaine, née en 1887 à Little Rock dans l’Arkansas, un état du Sud des États-Unis particulièrement virulent envers la population noire à cette époque.
Elle étudie le piano et la composition à Boston, puis développe son activité à Chicago où le climat est plus favorable pour exercer son art.
En 1933, sa Symphonie en mi mineur est pour la première fois jouée à l’Exposition Universelle de Chicago, par l’Orchestre Symphonique de la ville. Elle devient ainsi la première femme noire à faire jouer une de ses œuvres symphoniques par un des grands orchestres du pays.
Vous reconnaitrez peut-être des sonorités familières à l’écoute du premier mouvement. En effet, Florence Price a admis s’être inspirée de la S_ymphonie du Nouveau Mond_e de Dvořák, dont elle partage la tonalité.
Mais, comme à son habitude, la compositrice a également parsemé son œuvre de thèmes traditionnels afro-américains. Le troisième mouvement est par exemple appelé Juba Dance, et reprend largement les rythmiques de la danse homonyme que pratiquaient les esclaves au XIXe siècle.
Par ailleurs, si vous tendez l’oreille, vous pourrez peut-être entendre ici et là de subtiles envolées lyriques, qui rappellent le négro spiritual, un type de musique vocale et sacrée, à l’origine du gospel.
En images
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